Hollywood, les whistleblowers et le soldat Manning

Serpico, Mystère Silkwood, les Hommes du Président, Syndrome chinois, Révélations, Fair game, The Wistleblower….

Hollywood a largement contribué à populariser la figure du «whistleblower », le « lanceur d’alerte », policier, militaire, fonctionnaire ou cadre supérieur qui se dresse contre l’etat ou l’entreprise qui l’emploie, pour dénoncer (et révéler au public) un grave dysfonctionnement ou un scandale.

WB-Hollywood

La plupart de ces films ont connu le succés commercial, reçu un accueil critique positif et collectionné les distinctions (Oscars, Writers Guild of America Awards, prix dans les festivals).

Surtout, la plupart de ces films sont inspirés de cas réels.

Depuis Serpico (1973), qui met en scéne le sergent Serpico (Al Pacino) face à la corruption endémique qui règne dans la police de New York, les productions hollywoodiennes tiennent une véritable chronique du whistleblowing, en s’inspirant le plus souvent de cas réels.

En 1999, dans Révélations (The Insider)  Michael Mann met en scéne le cas de Jeffrey Wigand (Russell Crowe) cadre de l’industrie du tabac qui révéla au grand public que cette industrie connaissait depuis longtemps le caractère addictif et cancérigène des cigarettes.

En 2000, Steven Soderbergh prête les traits de Julia Roberts à Erin Brockovich cette jeune femme qui, travaillant comme adjointe juridique sur différentes demandes d’indemnisation, qui révéla au public l’affaire du chrome hexavalent dans l’eau potable, à l’origine de nombreux décès.

En 2011, The Wistleblower relatait le cas de cette policière américaine qui avait dénoncé l’implication des organisations internationales dans un réseau de trafic d’êtres humains en de l’International Police Task Force en Bosnie-Herzégovine.

En août 2012,  le dernier épisode de la série NewsRoom  (écrite et produite par Aaron Sorkin), met en scène Solomon Hancock,  un haut-responsable de la NSA,  qui souhaite révéler à la presse l’existence de Global Clarity, un programme secret de surveillance des communications aux Etats-Unis, après avoir alerté, sans succés, des parlementaires.

Alors qu’Hollywood magnifie, depuis 30 ans, la figure du whistleblower, comment se fait il qu’aussi peu de voix s’élèvent pour voir dans le soldat Manning un héritier  et un disciple des whistleblowers, tant réels que de fiction ?

Parmi ces rares voix, il convient de rendre hommage à Viggo Mortensen, Rosanne Cash et Danny Glover  qui écrirent, en 2011,  au President Obama pour protester contre le traitement « inhumain et injustifié » qui lui était réservé.

En mars 2013, Oliver Stone, Maggie Gyllenhaal, Peter Sarsgaard and Russell Brand participent à une video qui prend fait et cause pour Manning :  “I Am Bradley Manning”

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