Des cycles courts pour former 100 000 jeunes aux technologies du web et des services mobiles

La pénurie de développeurs et risque de freiner le développement d’un des rares secteurs d’activité en croissance.

Afin de faire face aux besoins tant du secteur numérique que des entreprises utilisatrices, il faudra continuer de former des ingénieurs, des profils bac +5 mais aussi des cycles courts : bac+2.

On pourrait aussi mettre en place, en ciblant de manière prioritaire les banlieues, des dispositifs de formation destinés à des jeunes de 18 à 25 ans « décrocheurs » (qui n’ont pas le bac). Ces dispositifs peuvent s’inspirer de réalisations existantes mais d’ampleur encore modeste (comme Web@cademie)

Pénurie de développeurs et de compétences

 La DARES recense en France 533 000 informaticiens, employés pour moitié dans les SSII, et pour moitié dans les entreprises utilisatrices.

A ces 533 000 informaticiens « reconnus » (titres, diplôme, profil de poste), il convient d’ajouter probablement 800 000 ou 900 000 personnes qui exercent des fonctions qui mobilisent une compétence informatique : paramétrage d’applications, développeurs web, administrateurs systéme. Et encore probablement encore 100 000 personnes qui exercent une activité dans l’infographie, des métiers graphiques à forte composante logicielle, la conception et l’administration de sites web.

Malgré ce stock de compétences (pres 1,5 million de personnes), des tensions sont perceptibles sur le marché de l’emploi. Les recruteurs ont souvent du mal à trouver des candidats adaptés aux postex à pourvoir.

Avec l’émergence d’Internet, de nombreux ingénieurs qualifiés sont affectés à des tâches de techniciens informatiques faute de candidats employables à ce niveau de formation. Ce phénomène engendre une pénurie dans les demandes de poste à haut niveau.

Le Syntec numérique, la chambre professionnelle de l’ingéniérie informatique, estime à 35 000 les recrutements prévus par le secteur en 2011. (Cette pénurie de developpeurs coexiste avec la persistance d’un chomage parmi les informaticiens, souvent âgés. (Cette profession comptait, il est vrai, fin 2011 autour de 30 000 demandeurs d’emploi).

La pénurie de competences affecte aussi les entreprises elles mêmes :

  • Avec le développement du e-commerce, la demande est particulièrement forte pour les développeurs PHP.
  • Les métiers de l’exploitation peinent à trouver des ingénieurs systèmes et réseau, des administrateurs systèmes ou bases de données.
  • La virtualisation et le cloud computing exigent de nouvelles compétences, notamment en sécurité.
  • Les technologies PHP, C++, MySQL , Perl, Java, JEE et .net étant aujourd’hui le socle de nombreuses applications Web, il y a pénurie de candidats qualifiés.

Un effort de formation insuffisant dans les écoles et les Universités

Le Ministere ne publie plus de données sur le nombre d’étudiants engagés dans les cursus de formation en informatique.

S’agissant des filières de formation courtes, en IUT (DUT) et en STS, elles forment de l’ordre de 10 000 étudiants par an.

Afin de former 100 000 jeunes aux aux technologies du web et des services mobiles, il faudrait combiner plusieurs dispositifs :

  • Développer les formations dans les IUT et les STS
  • Etendre les dispositifs de type web@cademie
  • Créer 50 écoles de l’internet dans des ZEP.

Ces écoles de l’internet s’adresseraient à tout jeune de 16 à 25 ans, sans aucun diplome nécessaire. Elles seraient pilotées par un binôme d’ingénieurs à la retraite (qui se relaient pour disposer d’un agenda allégé). Ces ingénieurs n’enseignent pas. mais encadrent les enseignants. Les enseignants sont des étudiants en dernière année d’école d’ingénieurs.

Mise à jour :  Mars 2012.

L’objectif de ce programme serait de mettre en place, des dispositifs de formation destinés à des jeunes de 18 à 25 ans (post-bac mais aussi des « décrocheurs ») en vue de former 100 000 jeunes à ces métiers en 5 ans (soit 20 000 jeunes/an), en ciblant de manière prioritaire les publics issus des quartiers politique de la ville

Le coût moyen de formation par jeune par an est évalué à 12 200€ (inclus les coûts pris en charge par les OPCA, la région, l’éducation nationale).

Le coût de formation restant à financer pour 20 000 jeunes est évalué à 24M d’€ par an. Le coût de l’ingénierie de ce projet restera par ailleurs à évaluer.

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