Candidats socialistes au Parlement européen : ni parachute doré, ni recasage des recalés du suffrage électoral

micro2Les élections au Parlement Européen auront lieu le 7 juin. Dans cinq mois.

Le Parlement européen joue désormais un rôle essentiel. Il vote et contrôle le budget de l’Union. Il participe directement à l’élaboration de près des trois quarts des normes qui régissent notre quotidien : économie, protection de l’environnement, propriété intellectuelle…

Avec l’entrée en vigueur – désormais probable – du Traité de Lisbonne, les pouvoirs du Parlement européen vont encore se renforcer en matière législative et budgétaire mais aussi en termes de contrôle politique.

Bref : je me demande bien comment le PS va composer les listes des candidats  auParlement européen.  Et ce d’autant plus que le nombre d’élus risque de fondre, sous le double effet d’une réduction du nombre d’eurodéputés français  (qui passeront de 78 à 72 ou 73) et de résultats qui risquent d’être inférieurs à ceux de 2004.

Les procédures de désignation sont  tout sauf transparentes.  Elles ne garantissent en rien la désignation de candidats intéressés par un engagement européen.

Equilibres entre courants, récompense de responsables méritants, lot de consolation ou recasage provisoire des recalés du suffrage électoral: il est a craindre que la désignation des candidats éligibles obéisse à des considérations qui n’ont rien à voir avec les exigences du travail parlementaire.

Les procédures de désignation ont abouti, dans le passé, à écarter des députés qui n’avaient pas démérité et à désigner des candidats  préoccupés, en premier lieu, par les enjeux nationaux, voire locaux.  Ainsi, 6  eurodéputés socialistes élus en 2004 ont délaissé leur mandat européen au profit d’un mandat national : Bernadette Bourzai, Adeline Hazan, Marie-Line Raynaud, Robert Navarro, Jean-Claude Fruteau et Pierre Moscovici.

La  désignation des candidats devrait, selon moi, prendre  en compte des critères  d’efficacité et d’implication.

  • Pour les euro-députés sortants : reconduire  (dans la limite de 3 mandats successifs)  ceux d’entre eux qui ont exercé leur mandat avec rigueur et efficacité. Le travail des euro-députés est mesurable : présidence de commissions, fonctions de coordinateur ou de rapporteur, rapports, amendements, questions parlementaires, interventions en séance plénière.
  • Pour les nouveaux candidats : sans privilégier un recrutement technocratique, ne filtrant que des spécialistes des institutions de l’Union,  il faudrait veiller à désigner des candidats avisés et expérimentés et s’assurer de l’intérêt qu’ils portent aux travaux du Parlement Européen.E bien sûr leur demander de s’engager à  siéger au Parlement Européen  jusqu’à la fin du mandat de 5 ans (et ne pas déserter Strasbourg  dès qu’ils auront obtenu un mandat national)
  • Pour les sortants comme pour les nouveaux : renoncer à la direction d’un exécutif local.

Enfin, par souci de transparence, il serait utile que ces exigences soient explicitées dans la circulaire prévue à l’article 7.2 du règlement intérieur  relative à la procédure de désignation des candidats.

Voir sur Eurodéputés socialistes 2009

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3 réponses à “Candidats socialistes au Parlement européen : ni parachute doré, ni recasage des recalés du suffrage électoral

  1. Bof, qu’ est-ce qu’on peut attendre de m aubry et de sa clique ?

    Euh !!!

  2. Toutes ces dérives qui concernent toute la classe politique ont été déjà dénoncèes alors à force d’enfoncer des portes ouvertes on ferait mieux de respecter le vote des français au référendum Pour une fois qu’on lu ia demandé son avis on s’est assis sur les résultats… Je ne vois pas ce que viens faire le commentaire sur Aubry peut être un des amsi de sego qui a peur pour son protégé V Peillon qui ne siège pas au parlemnt Européen.

  3. Citoyennes et citoyens européens,

    Du 4 au 7 juin 2009 auront lieu les élections européennes, dans un contexte de crise économique grave révélatrice d’une crise sociale et morale profonde.
    Le traité de Maastricht, en 1992, a donné la citoyenneté européenne à toute personne ayant la nationalité d’un État membre. Cependant, le temps vous a appris que ce pouvoir politique du citoyen est quasiment nul. Le taux de participation aux élections européennes décroît régulièrement : moins de 43 %, en France, en 2004. Vous n’êtes pas dupes et vous savez que ces élections européennes servent surtout aux partis politiques, pour conforter leur position politique nationale. Accessoirement, elles sont aussi utilisées pour fournir quelques sinécures ou tribunes à des édiles en panne de circonscription électorale ou d’électeurs.

    Si, par démagogie ou par erreur? il peut arriver que l’on vous demande votre avis, on n’en tient pas compte. Dans le plus récent et scandaleux exemple, le non majoritaire des Français et des Néerlandais lors du référendum sur le traité constitutionnel européen (le TCE) en 2005 n’a pas entraîné une vraie renégociation du traité : au contraire, les responsables de l’Union se sont ingéniés et s’ingénient encore à faire passer un texte essentiellement identique, sous l’appellation nouvelle de « traité de Lisbonne » et avec quelques modifications symboliques, mais en évitant cette fois, partout où ça paraît possible en tout cas, de le soumettre au référendum.

    Voilà où en est le pouvoir politique du citoyen européen. A tel point que certains en arrivent même à douter du suffrage universel comme principe de la démocratie européenne.

    Cependant, le dernier déni de démocratie – la volonté affichée de faire revoter les Irlandais sur le traité de Lisbonne jusqu’à ce qu’ils l’acceptent – semble avoir eu un effet de contrecoup salutaire : nombreux sont les citoyens de l’Union qui maintenant pensent à réagir.

    L’échéance des prochaines élections européennes nous fournit une bonne occasion de faire que nous tous, citoyens de l’Union européenne, exercions enfin de fait le pouvoir qui devrait nous revenir de droit.

    C’est dans cet esprit que DEMOS 27** sollicite votre participation active à l’opération Europe Citoyenne 2009. L’objectif de cette opération est d’apporter un soutien aux listes des européennes 2009 (listes existantes ou à créer) qui inscriront à leur programme les deux objectifs suivants :
    – 1) Faire que tout nouveau traité général européen, en particulier institutionnel, soit obligatoirement soumis au référendum dans tous les Etats membres au même moment ;

    – 2) Obtenir que soit créée, au Parlement européen ou en dehors, une commission chargée de revoir les dispositions institutionnelles des traités existants et de faire les recommandations propres à démocratiser ces institutions. La commission aurait notamment pour mission :
    – d’organiser des débats publics, dans chaque Etat-membre, sur les questions de son domaine ;
    – de faire les recommandations qu’elle jugerait utiles en tenant compte de ces débats ;
    – de rendre compte au minimum une fois par an du déroulement de ses travaux par voie de rapport public.

    L’opération se veut un premier pas concret vers la prise en charge des affaires de l’Union européenne par ses citoyens. DMOS 27 recherchent des correspondants partout dans les pays membres de l’Union, notamment en France, en vue de créer des comités aux divers niveaux locaux.
    Nous vous donnons rendez-vous sur notre site pour oeuvrer, ensemble, à la démocratisation de l’ Union européenne.

    Demos 27 est une communauté de citoyens et de blogs, gérant l’opération Europe Citoyenne 2009.
    RENSEIGNEMENTS ; http://european01.over-blog.com/

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