Archives mensuelles : octobre 2008

Nader détourne "La nuit des morts vivants"

Toujours très subversif sur le web, le candidat Nader recycle les images du film culte de George A. Romero « La nuit des morts vivants », monument de la contre-culture américaine. Sur Ilovepolitics

Et si cette élection se jouait à une voix : la vôtre.

A quelques jours du vote, les deux camps mobilisent. Pas une voix ne doit manquer. Rien de tel, pour mobiliser que de dramatiser. Et si cette élection se jouait à une voix : la vôtre. Après tout, l’élection de 2000 s’est jouée en Floride autour de quelques centaines de voix. Dans cette video, CNNBC revient, sur le mode de la fiction, sur cette configuration d’une élection qui se joue dans un état sur une voix. En s’efforçant de concilier humour et dramatisation. Ajoutons que cette vidéo peut être personnalisée. Combinant ainsi fiction, dramatisation et mobilisation.

La fiction d’une élection qui se joue à une voix était déjà le plot du film Swing Vote.
Un peu à la façon de Franck Capra, Joshua Michael Stern, le scénariste d’Amityville, y met en scène un brave père de famille, Kevin Costner, qui n’a pas encore fait son choix. Son vote s’avère décisif.

Pourquoi si peu de fictions présidentielles en France ?

La diffusion de « Mr President » a réactivé une question lancinante : à quand un West Wing à la française ? Et plus généralement : pourquoi le cinéma et la télévision hésitent-ils à mettre en scène en Président de la République ?

Le recensement des fictions présidentielles françaises est rapide.

Côté télévision, la dernière tentative de mettre en scène un Président de fiction (une Présidente en l’occurrence) remonte l’Etat de Grâce. Le « Le Grand Charles » de Bernard Stora reconstitue de la traversée du désert du Général De Gaulle, mêlant images d’archives et scènes reconstituées avec des comédiens, sans jamais verser dans l’hagiographie. Lire la suite

Harrison Ford élu meilleur président américain du grand écran

Le site spécialisé Moviefone a lancé il y a quelques semaines un concours du meilleur président américain au cinéma. Plus d’un million d’internautes ont pris part à ce vote, dont on ne sait s’il concernait l’acteur, le personnage de Président ou le film.

Le titre revient à Harrison Ford pour son portrait du président James Marshall, pris en otage dans le film Air Force One (1997), avec 271,323 votes, soit 24 %.

Le président Tom Beck (Morgan Freeman dans Deep Impact) arrive en seconde position, suivi par le président Andrew Shepherd (Michael Douglas dans Le Président et Miss Wade).

Selon le rédacteur en chef du site, Scott Robson, la victoire du chef d’Etat téméraire interprété par Ford prouve que « tout le monde veut voir un commandant en chef prendre les rênes ». « Nos lecteurs ont voté avec leur cœur en cette période de crise économique, mais dans un monde idéal, ce serait super d’avoir un président capable de ‘botter les fesses’ à certaines personnes ». Pour Scott Robson, la présence en deuxième position de Morgan Freeman, un des rares présidents noirs dans les films américains, est le signe qu’un tel cas de figure ne choquerait pas la majorité des Américains.

Le classement

1. Harrison Ford, President James Marshall, « Air Force One », 1997

2. Morgan Freeman, President Tom Beck, « Deep Impact », 1998

3. Michael Douglas, President Andrew Shepherd, ‘The American President », 1995

4. Bill Pullman, Thomas J. Whitmore, « Independence Day » , 1996

5. Kevin Kline, Dave Kovic/ »President Bill Mitchell », « Dave », 1993

6. Dennis Quaid, President Joseph Staton, « American Dreamz », 2006

7. Bruce Greenwood, « National Treasure: Book of Secrets », 2003

8. James Cromwell, President J. Robert Fowler, « The Sum of All Fears », 2002

9. Jack Nicholson, President James Dale, « Mars Attacks! », 1996

10. Jeff Bridges, President Jackson Evans, « The Contender », 2000

11. Kelsey Grammer, President Andrew Boone, « Swing Vote », 2008

12. Gene Hackman, President Allen Richmond, « Absolute Power » , 1997

13. Peter Sellers, President Merkin Muffley, « Dr. Strangelove », 1964

15. Terry Crews President Dwayne Elizondo Mountain Dew Herbert Camacho, « Idiocracy », 2006

16. Jack Warden,President Bobby, « Being There »,1979

Powell-Palmer-Obama

Colin Powell, a apporté ce dimanche son soutien à Barack Obama.

« Il remplit les critères pour diriger le pays, en raison de sa capacité à inspirer, en raison du caractère fédérateur de sa campagne, et parce qu’il tend la main à toute l’Amérique. Je pense que ce serait un président réformateur. Pour cette raison, je vais voter pour Barack Obama. En cas de victoire de Barack Obama, le 4 novembre, tous les Américains devraient être fiers, pas seulement les Afro-Américains. Cela provoquerait l’enthousiasme du pays et du monde ».

Colin Powell fut le premier Noir à occuper la fonction de chef d’état-major des forces armées américaines, avant de devenir Secrétaire d’état dans l’administration Bush. Il avait même été question qu’il se présente à la Présidence: sa femme, qui craignait qu’il fut assassiné, l’en aurait dissuadé.

Il a trés probablement inspiré les scénaristes de la Dennis Haysbert pour le personnage du Président David Palmer. Dennis Haysbert cite Colin Powell (avec Clinton et Jimmy Carter) parmi les hommes politiques qui l’ont inspiré pour interpréter David Palmer. « Colin Powell est un leader incroyable. Il a beaucoup d’intégrité, de cœur et de passion et d’une volonté et d’énergie à faire le bien. En tant que président, il pourrait mettre notre pays à un niveau qu’il n’a jamais atteint. »

Le cas Powell illustre un des ces rétroactions entre fiction et réalité qui caractérisent la vie politique américaine. Reconstituons la séquence.

  • Une série américaine campe un Président noir. Intègre, il manifeste clairvoyance, sang froid et retenue dans l’exercice de la fonction présidentielle.
  • La série acclimate le public américain à l’idée qu’un Noir puisse accéder à la Présidence.
  • Dennis Haysbert reconnait explicitement sa dette à l’égard de Colin Powell
  • David Palmer acquiert une popularité exceptionnelle. A tel point que des blogueurs lancent (pour s’amuser, mais c’est un symptôme) le mot d’ordre « Palmer for Président ».
  • En 2007, quand Obama amorce la campagne des primaires, la presse américaine glose sur l’influence que des films comme Deep Impact ou 24 heures ont pu exercer sur le public américain quant à la perspective qu’un noir accéde à la Présidence.
  • Dennis Haysbert qui incarne David Palmer apporte son soutien à Obama.
  • Dennis Haysbert « aime à penser que David Palmer a ouvert la voie à un Président noir. Ce rôle s’inscrit dans la grande tradition américaine qui veut que « rien ne soit impossible ». »

PS : On vient de me signaler ce morphing qui rapproche Obama et Colin Powell.

Oliver Stone fasciné par la figure de George W. Bush

Le très attendu W. l’improbable président est sorti aux États-Unis.

Oliver Stone y retrace l’improbable transformation d’un jeune alcoolique, débauché et fêtard, en président de la premiére puissance mondiale.

L’accueil de la presse américaine est plutôt réservé et même perplexe. Si Oliver Stone décrit sans complaisance le chemin qui conduisit George W. Bush de la prison à la Maison-Blanche, le portrait qui s’en dégage au final est assez sympathique.

La presse américaine salue la performance de Josh Brolin qui campe un George W. Bush plus vrai que nature.

"Family Guy" et la famille Bush

La série « Family Guy », (« Les Griffin », en France), une série d’animation créée par Seth MacFarlane et produite par 20th Century Fox Television, provoque une controverse, dans son épisode diffusé dimanche 19 octobre.

Dans cet épisode, les héros volent les uniformes de nazis. L’un d’entre eux porte… un badge de campagne de John McCain et Sarah Palin. (L’extrait a été retiré sur YouTube.) La série « Family Guy » n’est pas tendre pour George W. Bush.