Lexique


Article 25 de la Constitution
En cours de rédaction

Commander in Chief
Les fictions présidentielles au cours des quinze dernières années (et singulièrement depuis le 11 septembre) accordent une place prééminente aux prérogatives internationales et militaires du Président des Etats-Unis. Elles mettent en scène et théâtralisent le Président dans son rôle constitutionnel de « Commander in Chief ». L
es bases de dramaturgie du Président comme Commander in Chief ont sans doute été jetées par deux films produits sous la Présidence Kennedy : « Fail-Safe » et « Dr. Strangelove ». Ces deux films placent le Président au coeur d’une crise nucléaire.

Films et séries télévisées accompagnent ainsi (et amplifient) une mutation du systéme politique américain : à travers la Guerre froide, la concentration du pouvoir nucléaire entre les mains d’un seul homme, la gestion des crises de l’après Guerre froide, puis la « guerre contre le terrrisme », le centre du pouvoir s’est déplacé vers la Maison-Blanche.

Un conflit armé en Asie centrale, un attentat terroriste au Moyen-orient, des américains blessés ou kidnappés quelque part dans le monde, une opération de paix qui tourne mal : tout remonte vers le Commandant en chef des armées. « There is a situation, Mister President ». Les réunions du Conseil National de Sécurité dans la Situation Room sont un passage obligé de toute fiction présidentielle. Une des séries TV présidentielles a d’ailleurs pour titre «Commander in chief ». On y voit une femme, la Vice-présidente, accéder à la fonction suprême, suite au décès du Président.

Cinématographisation
Dans L’Ecran global (Le Seuil, 2007) Gilles Lipovetsky et Jean Serroy désignent le cinéma comme le spectacle de référence dans un monde globalisé. Ils le décrivent comme la matrice à partir de laquelle les sociétés se pensent et se projettent. Selon eux, tous les autres types d’écran, de la télévision à la vidéosurveillance en passant par internet, filtrent la réalité selon le prisme du septième art. Même si la fréquentation en salles recule, « son influence globale s’accroît », selon eu, « s’imposant comme cinématographisation du monde, vision du monde faite de la combinaison du grand spectacle, des célébrités et du divertissement ».

Fictions présidentielles
Dans l’imaginaire politique des citoyens américains coexistent désormais une lignée de Présidents “historiques” mais aussi un pleiade de Présidents conçus et mis en image par Hollywood.

Le Président est présent, surtout depuis le début des années 90, dans un très grand nombre de films. Comme personnage principal, ou au second plan: plus de 60 films en 15 ans. Il entraîne, à sa suite, tout un cortège de personnages: sa famille, les agents du Secret Service, le Chief of Staff, le conseiller de Sécurité nationale, le Chef d’Etat Major interarmées, son équipe, certains voire tous les ministres de son Cabinet, le vice-président.

L’irréalisme des situations dans lesquels les scénaristes plongent les présidents n’exclut pas un souci scrupuleux dans la reconstitution des lieux (de l’aménagement intérieur d’Air Force One à la topographie du 1600 Pennsylvania Avenue), Ces fictions se déploient dans la quasi-totalité de la Maison-Blanche : elles nous font pénétrer dans la Bedroom présidentielle comme dans la Situation Room.

Cette double surexposition de la figure présidentielle et de la Maison-Blanche ne se réduit ni à un « emballement », ni à une mode passagère. Elle se prolonge, d’ailleurs, à la télévision avec West Wing (sept saisons, 1999-2006) ou 24 heures (sept saisons, depuis 2001). 24 heures a d’ores et déjà « consommé » quatre présidents: David Palmer, John Keeler, Charles Logan et Wayne Palmer.

Imaginaire présidentiel
En cours de rédaction

« Mommy Problem »
Théorème exposé par le directeur de Josh Lyman au candidat démocrate Matt Santos. Quand les électeurs veulent un Pére, quelqu’un de fort et de ferme pour défendre le pays, ils votent républicain. Quan ils veulent une maman pour leur fouurnir des emlplois et la Sécurité sociale, ils votent démocrate ». ( “When voters want a national Daddy, someone to be tough and strong and defend the country, they vote Republican. When they want a Mommy to give them jobs, healthcare… they vote Democrat.” )
West Wing, Saison 7 Episode 2, « The Mommy Problem ».

POTUS (President of the United States)
Cette abréviation a d’abord été utilisée par le Secret Service puis adopt&e par le adopted by Département de la Défense dans les années 1990.

Presidentialité/Presidentiality
Ensemble de qualités requises pour exercer la fonction présidentielle : autorité, expérience, esprit de décision, caractére, hauteur de vue…. Elle renvoie aussi à une maniére d’être (Acting Presidential).

Notion floue, et probablement évolutive : les qualités attendues d’un Président ne sont probablement pas les mêmes avant et après Franklin Roosevelt, Kennedy ou Reagan.
Si la Constitution attribue au President des Etats Unis le titre et l’autorité de «Commandant en chef des forces armées » (Commander in Chief), cette dimension militaire et internationale de la « présidentialité » a pris une importance croissante avec la Seconde Guerre mondiale, puis avec la Guerre froide.

A distinguer peut être de la « présidentiabilité » qui désignerait les conditions et qualités à réunir pour concourir à l’election présidentielle. Présidentialité et Présidentiabilité n’en restent pas assez proches assez proches : un présidentiable doit manifester une certaine présidentialité.

La présidentialité est classiquement opposée à l’électabilité : il ne suffit pas d’être «présidentiel » pour être « électable ». Et inversement. On oppose tout aussi classiquement présidentialité et popularité.

Une des interrogations qui parcourt ce blog est l’influence des fictions hollywoodiennes sur le contenu et les contours de la « Présidentiality ». En proposant de nouveaux modèles ou figures de Président ( noir ou latino, Présidente), en renouvelant l’imaginaire présidentiel, les séries TV et les films présidentiels contribuent probablement à remanier et rédéfinir les composantes de la « présidentialité ».

A noter que la notion de présidentialité est entrée en France dans le langage courant en 2007. Interrogé sur les causes de l’echec de Ségolene Royal en 2007, Laurent Fabius mentionnait, dans une interview au Monde le 27 juin 2007, un « triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité. ». En mars 2008, après une brutale chute de popularité, Nicolas Sarkozy aurait entrepris de « restaurer sa présidentialité ».

Topographie présidentielle
En cours de rédaction

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