Archives mensuelles : janvier 2008

Sylvester Stallone soutient McCain et Chuck Norris Huckabee

La course à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine oppose les trois « action heroes » des années 80 : Sylvester Stallone (Rambo) et Chuck Norris (Walker Texas Ranger) et Bruce Willis (John McLane)

Depuis plusieurs mois, Mike Huckabee ne manque pas une occasion de mettre en avant Chuck Norris, alias « Cord Walker, Texas Ranger ».

Sylvester Stallone a choisi Fox News pour annoncer qu’il apportait son soutien à McCain.
Pas dans n’importe quels termes. « Le personnage correspond au scénario et le scénario qui s’écrit dans la réalité est plutôt brutal et musclé, comme un film d’action musclé. Il nous faut quelqu’un qui s’est trouvé dans ce genre de situation pour s’en sortir ».

 » There’s something about matching the character with the script, and right now the script is being written and reality is pretty brutal and hard edge and like a rough action film, you need somebody who’s been in that to deal with it.”

Mc Cain a commenté le ralliement de Stallone : « Eh bien maintenant que Sylvester Stallone me soutient, je l’envoie tout de suite s’occuper de Chuck Norris ».
( « Look out Chuck Norris, Sylvester’s comin’ after you. He’s comin’ after you and he’s going to get you. You better run! Chuck, you can run but you can’t hide! »)

Bruce Willis, de son côté, avait apporté son soutien à Fred Thompson, qui avait mené de front une carriére de sénateur et une carriére d’acteur.

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Fred Thompson : acteur, sénateur et candidat

Fred Thompson a finalement déclaré son retrait dans la primaire républicaine. Longtemps proche de McCain (dont il coprésida la campagne en 2000), il revendiquait un « conservatisme conséquent ».


Sénateur de 1994 à 2003, il avait mené en parallele une carriére d’acteur. Quand il avait annncé sa candidature en septembre 2007, la prese et les blogeurs se demandaient s’il tenterait (et comment) de convertir sa popularité, son capital symbolique (il incarnait encore tout récemment le procureur dans l’indémodable série Law & Order sur NBC).
Etrange carriére que celle de Fred Thompson. De 1969 à 1972, Procureur adjoint à Nashville, il gagne 14 de ses 15 procès contre des escrocs et des voleurs de banque. Il se tourne ensuite vers la politique et se fait élire au Sénat en 1994.
En 1977, Thompson avait instruit un dossier politico-judiciaire délicat qui se termina par la démission du gouverneur Ray Blanton, accusé de vendre ses grâces à des prisonniers. L’affaire fit l’objet d’un film, Marie en 1985 dans lequel Thompson joua son propre rôle. Ce film lança sa carrière d’acteur. Il joua dans une trentaine de films et séries télévisées, au côté de vedettes comme Robert De Niro, Bruce Willis ou Clint Eastwood.
Spécialisé dans les rôles d’autorité (magistrats, policiers, médecins), Fred Thompson franchit une a une, film par film, les étapes d’une carriére politique «virtuelle » : il interpréta le Directeur de la CIA dans “No Way Out.” en 1987 (une fonction qu’occupa George Bush Pére), le chief of staff dans “In the Line of Fire” en 1993 (une fonction qu’interpréta Partin Scheen dans The American President, le Président et Miss Wade), puis le Président dans « Last Best Chance », un docudrame sur les risques de prolifération nucléaire.

Dans les derniers mois de son mandat, il reprit sa carrière d’acteur en rejoignant l’équipe de la série télévisée « Law & Order « , où il joue le rôle du District Attorney, Arthur Branch.
Il fut alors le premier sénateur américain ayant en parallèle une carrière d’acteur à la télévision.

Red states, blue states. Du cinéma ?

L’équipe de campagne d’Hillary Clinton avait accusé le 18 février Barack Obama, vidéo à l’appui, d’avoir « plagié » dans un discours des mots qui ne seraient pas les siens. Le sénateur de l’Illinois avait en effet repris des propos tenus par son ami et allié, Deval Patrick, gouverneur du Massachusetts. « Le sénateur Obama est porté par son éloquence et ses promesses et, comme on l’a vu ces derniers jours, il ne tient pas ses promesses et cette éloquence n’est pas la sienne », avait estimé le porte-parole de Clinton Hillary Clinton avait enfoncé le clou le lendemain : “Si votre candidature ne repose que sur des mots, encore faut il que ce soient vos propres mots.”

En réponse, l’équipe de campagne d’Obama avait fait observer, vidéo à l’appui, qu’Hillary Clinton ne s’interdisait pas d’utiliser régulièrement ses propres slogans de campagne, comme le fameux “Yes we can”.

Peu de temps après, un lecteur du New York Magazine faisait observer que Barack Obama avait peut être emprunté l’une de ses plus mémorables formules (« We are not a nation of red states or of blue states, we are the United States of America ») au film Man of the year, réalisé en 2005.

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Dans Man of the Year, Barry Levinson (à qui l’on devait déjà le grinçant « Wag the dog ») met en scéne l’animateur d’un talk-show politique, joué par Robin Williams, qui se lance par amusement dans la course à la Présidence des Etats-Unis. Dépassé par les événements, il va se retrouver malgré lui élu à cette fonction suprême.

Mister President en production

En 2008 aura lieu une nouvelle élection à la présidence des Etats-Unis. Il s’agit d’un événement qui dépasse les frontières de l’Amérique du Nord et concerne l’avenir du monde dans ses contrées les plus lointaines.
Hollywood ne se lasse pas de mettre en scène le Président des Etats Unis. Plus de 60 films en 15 ans. Au moins 5 en 2007 et probablement autant en 2008. Le Président est plus qu’une figure du cinéma américain : une star planétaire. Avec « West Wing », « 24 Heures Chrono », « Commander en Chief »… la télévision l’utilise comme un héros de série.
En combinant extraits de films, de séries tv, archives, interviews d’historiens, de critiques de cinéma, des réalisateurs de ces films et séries, de consultants politiques, ainsi que des tournages sur les lieux marquants de cette géographique présidentielle, nous nous proposons d’explorer les ressorts et recettes de cette « fabrique de Présidents ». Nous nous intéresserons de près à tous ces troublants chassés-croisés qui mettent en contact la vie politique « réelle » et les « fictions présidentielles ».

Maurice Ronai et Emilio Pacull

America’s politics would now be also America’s favorite movie, America’s first soap opera, America’s best seller. Norman Mailer.
In 2008 there will be a new election to the Presidency of the United States. It is an event which will have effects beyond America’s frontiers and will influence future world events in far-away countries.
Hollywood never tires of depicting the President of the United States on the screen: over 60 films in the last 15 years. There have been at least 5 in 2007 and probably as many to come in 2008. The President is more than a figure of the American cinema: he’s an international star seen in the TV serials: « West Wing », « 24 Hours Chrono », and « Commander-in-Chief ».

Combining extracts of films, tv series, archives, interviews with historians, cinema critics, film and series directors and political consultants, as well as shooting at the key locations of this Presidential geography, we will explore the resources and receipes behind this « President factory ». We will examine closely all these disturbing interconnections between the « real » political life and the « presidential fictions ».