Blockchain dans le domaine de l’énergie : où en est-on ?

Article initialement paru sur Le Monde de l’Energie   et sur ThinkSmartGrids

Blockchain dans le domaine de l’énergie : où en est-on ?

Conçue initialement pour gérer une nouvelle génération de monnaies et pour sécuriser des transactions sans tiers de confiance, la technologie Blockchain s’invite dans le paysage énergétique.

Promue par ses partisans comme un vecteur de transformation radicale du système énergétique, cette technologie suscite un intérêt croissant parmi les énergéticiens. Voire une certaine fébrilité. Un nombre croissant d’énergéticiens ont entrepris en 2017 et surtout en 2018 de conduire ou de s’impliquer dans toute une série de projets-pilotes et de « preuves de concept » L’année 2016 fut celle des premières expérimentations, généralement initiées par des startups, des collectifs locaux et quelques collectivités.

La mise en œuvre de la technologie Blockchain, et plus généralement, celle des Registres distribués (Bitcoin, Blockchain et Distributed Ledger Technologies) dans le domaine de l’énergie, coïncide avec le développement des Smart Grids, puis plus récemment des Microgrids, et de l’émergence de concepts tels que le « Transactive Energy » ; selon lequel chaque « consomm’acteur » doit pouvoir vendre ou acheter son électricité directement à son voisin, également consomm’acteur, de « boucles énergétiques locales » ou encore de « centrales électriques virtuelles ».

La plupart des énergéticiens ont entrepris en 2017 et surtout en 2018 de conduire ou de s’impliquer dans toute une série de projets-pilotes et de « preuves de concept » : en association avec des startups ou des collectivités locales, ou au travers de consortiums, comme EnergyChain ou Electron au Royaume-Uni.

Plusieurs des principaux énergéticiens collaborent au sein de l’Energy Web Foundation. Cette organisation mondiale à but non lucratif se concentre sur l’interopérabilité des solutions Blockchain dans de l’énergie. Lire la suite

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Quand Netflix et Amazon Prime Video diffusent des vidéos conspirationnistes

Il est permis de s’interroger sur les raisons qui conduisent ces plateformes à donner une telle visibilité à des œuvres aussi douteuses – et, au passage, à financer leurs auteurs.

Mis en cause pour leur responsabilité dans la propagation de contenus conspirationnistes, les réseaux sociaux (comme Facebook) et les plateformes de vidéos en ligne (comme YouTube) font valoir qu’elles ne peuvent être tenues responsables des contenus diffusés par des millions d’internautes et se retranchent derrière leur statut de simple hébergeur [1].

Toute autre est la situation de plateformes de vidéo à la demande. Avec des modèles différents (abonnement pour Netflix et Amazon Prime, location ou vente a l’unité pour Itunes et GooglePlay), ces plateformes composent elles-mêmes leur catalogue des films et séries. Elles en négocient âprement les droits (partage des revenus et calendrier) et n’offrent qu’un nombre limité de films et de séries, comme peuvent le constater leurs abonnés. Lire la suite

La Blockchain face au RGPD

Les principes classiques de la protection des données personnelles ont été conçus dans un monde où ceux qui détiennent les données sont des entités centralisées : or, les technologies de chaîne de blocs sont construites sur un modèle décentralisé et visent à se passer de tout organe de contrôle.

Cette antinomie presque structurelle entre chaîne de blocs et les principes de protection des données personnelles (avec, notamment, la nécessité d’identifier un responsable de traitement) donne lieu, depuis des années à des constats tranchés.

De nombreuses voix se font entendre pour estimer que les technologies de chaînes de blocs seraient inconciliables avec la protection des données personnelles dès lors qu’il serait impossible d’appliquer certains principes cardinaux de la protection des données personnelles comme l’identification du responsable de traitement, le droit à l’effacement ou la limitation de la durée de conservation. Lire la suite

Ces algorithmes qui favorisent la propagation des théories du complot : le cas YouTube

Article initialement publié sur ConspiracyWatch

Alors que les gouvernements et la Commission européenne s’efforcent de responsabiliser les grandes plateformes numériques face à la circulation des « fausses nouvelles » et des « théories du complot », une série de recherches permet de mieux comprendre les mécanismes de leur propagation : le rôle central des algorithmes et, en arrière-plan, le modèle économique de ces plateformes fondé sur la publicité 

« Nous ouvrons Facebook, parcourons le fil, commentons, lâchons quelques likes, nous laissons happer par une vidéo en auto-play, poursuivons sur YouTube, cliquons sur les recommandations de la colonne de droite… Nous croyons agir librement, mais une grande partie de notre parcours n’est que celui qu’ont balisé pour nous les ingénieurs de ces plateformes, dont le but est de nous retenir actifs et captifs, pour collecter un maximum de données et nous proposer un maximum de pubs » (Uzbek et Rica). Lire la suite

Blockchain : un univers mouvant, en évolution permanente

Le terme « Blockchain » recouvre, au-delà des cybermonnaies et des émissions de cyberactifs par les entreprises (Initial Coin Offerings ou ICO), une grande diversité de projets.

Il cristallise une approche radicalement nouvelle des bases de données et des registres.

Une chaine de blocs constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués, les « transactions », entre ses utilisateurs depuis sa création. Elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Elle est ainsi transparente, décentralisée, (quasi) infalsifiable et sans organe de contrôle.

Il serait plus pertinent de dire les chaînes de blocs pour prendre en compte la diversité des concepts et des projets.

Un programme à la fois radical et disruptif

Au-delà la technologie elle-même, la chaîne de blocs peut être définie comme un « programme » : elle comporte une visée politique, portée par un imaginaire, mais aussi une ambition stratégique. Lire la suite

Un principe de symétrie pour les algorithmes  (Contribution au débat sur l’éthique des algorithmes)

On pressent, face à la diversité des algorithmes qu’il y a une différence entre des systèmes algorithmiques qui opèrent dans l’intérêt des personnes, clients ou usagers (et qui y consentiraient si on leur demandait leur avis) et ceux qui « jouent » contre les personnes, par exemple pour identifier et dévoiler certaines de leurs pratiques[1].

La mise en œuvre d’algorithmes par les services publics pour détecter les fraudes cristallise, depuis quelques années, un débat sur la conception « unidirectionnelle » de ces algorithmes : destinés initialement ou principalement à détecter les fraudes et les fraudeurs, dans quelle mesure pourraient-ils être « symétrisés » pour détecter aussi les situations de non-recours aux droits et leurs bénéficiaires potentiels ? Lire la suite

Le Président en uniforme : de Bush à Macron, en passant par Matt Santos

L’apparition du président de la République en combinaison kaki  de pilote sur la base militaire d’Istres a suscité pas mal de commentaires. A l’exception du General de Gaulle, la tradition veut que les Présidents de la République, tout chef des armées qu’ils soient, conservent leur costume civil lors de leurs rencontres avec des militaires. Lire la suite